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Architecture d'EntrepriseStratégie

L'IA, c'est un travail d'électricien et votre SI est le réseau.

Lors d'une intervention à Polytechnique, Arthur Mensch, CEO de Mistral AI, a lâché une phrase qui mérite qu'on s'y arrête :

« L'IA, c'est un peu un travail d'électricien. Notre rôle, c'est de transformer des mégawatts en intelligence. »

On a trouvé ça très juste, parce que ça fait quelque chose de rare : ça désacralise le sujet. Derrière les interfaces conversationnelles "magiques", les démos spectaculaires et les annonces de nouveaux modèles chaque semaine, il y a une réalité physique, industrielle. Des flux. De la consommation. Du rendement. Des câbles.

Et quand on prend cette métaphore au sérieux, elle éclaire plutôt bien ce qu'on observe au quotidien chez nos clients.

Le courant, le réseau et la multiprise

Filons la métaphore un instant.

Si l'IA est le courant électrique (les mégawatts d'intelligence), alors le Système d'Information est le réseau de distribution. Les câbles, les tableaux électriques, les disjoncteurs, les prises.

Le courant peut être aussi puissant qu'on veut. Si le réseau n'est pas bien cartographié, un peu vétuste par endroits ou bricolé avec des rallonges, on se retrouve souvent avec :

  1. Des courts-circuits. L'IA génère des réponses à partir de données incohérentes parce qu'on ne sait plus très bien quelles sont les sources de vérité.
  2. Des pertes en ligne. L'énergie investie dans les projets IA se dissipe en intégration, en nettoyage de données, en réconciliation de référentiels.
  3. Des zones non alimentées. Des pans entiers de l'organisation restent dans le noir parce que le réseau ne va tout simplement pas jusque-là.

On connaît tous ce qui arrive quand on branche un équipement industriel sur une vieille multiprise qui traîne. Le résultat est rarement spectaculaire dans le bon sens.

Une question de rendement, pas de puissance

Ce qui nous a frappés dans la phrase de Mensch, c'est l'idée de rendement. Le but n'est pas d'avoir le plus gros modèle possible. C'est d'avoir le plus efficient pour le problème donné.

C'est un changement de perspective intéressant pour les entreprises. Ces deux dernières années, la tendance a plutôt été au "branchons de l'IA partout et on verra". On a connecté des LLM à des process sans toujours se demander si le process lui-même était bien compris. On a injecté de l'intelligence artificielle dans des workflows dont on n'avait pas forcément la cartographie complète.

Ce n'est pas un reproche, c'est assez naturel quand une technologie arrive aussi vite. Mais le constat est souvent le même : beaucoup de PoC, peu de passage en production. Beaucoup d'enthousiasme, un ROI pas toujours facile à mesurer.

Et dans pas mal de cas, la raison est assez simple : on a mis le courant avant le réseau.

Au fond, les questions les plus utiles avant un projet IA ne sont pas forcément "quel modèle utiliser". Ce sont plutôt :

  • Quelles sont mes données ? Où vivent-elles ? Qui les possède ?
  • Mes flux d'information sont-ils documentés, ou est-ce que ça repose beaucoup sur la connaissance de quelques personnes clés ?
  • Mon architecture applicative est-elle lisible, ou est-ce devenu un peu compliqué de s'y retrouver ?

Ce sont des questions d'électricien. Des questions d'architecte. Et elles méritent probablement d'être posées avant celles du data scientist.

Avant d'électrifier, cartographier

Aucun électricien sérieux ne commence par poser des prises. Il commence par lire le plan du réseau. Et si le plan n'existe pas, il le dessine avant de toucher au moindre câble.

Pour l'IA en entreprise, on pense que c'est à peu près la même logique.

Avant de brancher un copilote IA sur un CRM, ça vaut le coup de se demander : est-ce qu'on sait précisément quelles données l'alimentent, d'où elles viennent, comment elles circulent ?

Avant de déployer un agent IA sur les tickets de support, la question utile est peut-être : est-ce qu'on voit bien toute la chaîne applicative entre le ticket, le référentiel client, la base de connaissances et l'outil de facturation ?

Avant d'automatiser un workflow avec de l'IA générative, ça peut valoir le coup de vérifier : est-ce que ce workflow est formalisé quelque part, ou est-ce qu'il existe surtout dans la tête de l'équipe qui le pratique ?

Ce ne sont pas des questions bloquantes. Mais y répondre en amont, ça évite souvent pas mal de surprises en aval.

L'architecte d'entreprise dans tout ça

Cette métaphore de l'électricien donne aussi une lecture intéressante du rôle de l'architecte d'entreprise.

On le voit parfois comme un gardien de la conformité, quelqu'un qui documente le passé. Mais dans cette image, il devient quelqu'un de plus stratégique : celui qui s'assure que le réseau peut supporter la charge de demain.

Pas produire un schéma exhaustif pour un audit annuel. Plutôt maintenir une vision vivante, partagée et à jour du SI, pour que chaque nouveau branchement se fasse en connaissance de cause.

En pratique, ça passe par quelques choses assez concrètes :

Une cartographie vivante, pas un document figé. Si le plan du réseau date de dix-huit mois, il a probablement bougé depuis. L'architecture gagne à refléter le réel en continu, connectée aux données opérationnelles.

Une lecture partagée, pas un diagramme réservé aux experts. L'électricien ne garde pas le plan pour lui. Il le montre au chef de chantier, au maître d'ouvrage, parfois au client. La cartographie d'entreprise gagne à être lisible aussi bien par le DSI que par le COMEX.

Une capacité d'analyse d'impact. Quand on veut brancher un nouvel équipement, l'électricien vérifie que le tableau supporte la charge. C'est la même idée : pouvoir évaluer rapidement l'impact d'un nouveau projet sur l'écosystème existant.

C'est un peu pour ça qu'on a créé Boldo

Chez Boldo, on construit un outil d'architecture d'entreprise qui part de ce constat : le plan du réseau devrait être toujours lisible, toujours à jour, et accessible à toutes les parties prenantes. Pas juste à l'architecte qui l'a dessiné.

Intuitif par design. Métiers et IT lisent la même carte, sans formation préalable. Parce qu'un plan de réseau ne sert pas à grand-chose s'il n'est compréhensible que par l'électricien.

Collaboratif en temps réel. La cartographie se construit et se met à jour en continu, pas une fois par an à l'occasion d'un schéma directeur.

Connecté à vos données. Boldo se branche sur vos sources existantes (CMDB, référentiels, catalogues) pour que la carte reflète l'état réel du SI.

Pensé pour l'analyse d'impact. Identifier les dépendances, évaluer les risques, vérifier que le réseau supporte la charge avant de brancher quoi que ce soit.


Arthur Mensch a raison : l'IA, c'est un travail d'électricien. Et le premier réflexe d'un bon électricien, c'est de vérifier le plan du réseau avant de brancher le courant.

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