Décider en connaissance de cause
Analyse d’impact avant une migration, arbitrage entre deux outils ou plan de continuité : chaque décision s’appuie sur les dépendances réelles plutôt que sur la mémoire de quelques experts.
Applications, flux, infrastructures, équipes : votre SI évolue en permanence. La carte qui le décrit date souvent du dernier audit. Ce guide explique ce qu’est une cartographie du SI, à quoi elle sert et comment construire un référentiel qui reste exploitable dans le temps.
La cartographie du système d’information consiste à inventorier les composants du SI (applications, infrastructures, données, processus, équipes) et à représenter les relations qui les relient : qui dépend de quoi, qui est responsable de quoi et quelles informations circulent entre les systèmes.
Le résultat n’est pas un dessin figé. C’est une base de connaissances que la DSI, les architectes, la sécurité et les métiers utilisent pour décider : préparer une migration, analyser un impact, répondre à un audit ou rationaliser un portefeuille applicatif.
Une cartographie utile ne cherche pas seulement à décrire le SI. Elle permet de retrouver rapidement les actifs concernés par une décision et de comprendre les dépendances qui peuvent en modifier les conséquences.
Le sujet a d’ailleurs changé de statut : l’ANSSI lui consacre un guide d’élaboration en cinq étapes, et le règlement européen DORA, applicable depuis janvier 2025, impose aux entités financières d’identifier leurs actifs TIC et leurs interdépendances. La cartographie n’est plus un exercice réservé aux architectes : elle devient un outil essentiel de pilotage et de résilience.
Une cartographie à jour ne constitue pas un livrable supplémentaire. Elle transforme des connaissances dispersées en décisions plus lisibles et plus faciles à défendre.
Analyse d’impact avant une migration, arbitrage entre deux outils ou plan de continuité : chaque décision s’appuie sur les dépendances réelles plutôt que sur la mémoire de quelques experts.
Audits de sécurité, RGPD ou DORA nécessitent de retrouver les actifs, leurs responsables et leurs interdépendances. Une base structurée permet d’extraire ces informations sans les reconstituer à chaque demande.
Doublons, technologies en fin de vie, applications orphelines ou licences peu utilisées : la cartographie rend visibles les éléments à analyser avant une décision de maintien, de remplacement ou de retrait.
L’une des causes fréquentes d’échec consiste à vouloir tout inventorier avant de produire une première vue utile. Le projet s’allonge, tandis que les informations commencent déjà à vieillir.
Prenez le problème dans l’autre sens : une part limitée des actifs concentre généralement l’essentiel des risques, des dépendances et des décisions. Commencez par les actifs critiques, les relations nécessaires à une décision et les responsables capables de les valider. Publiez une première cartographie exploitable, puis élargissez progressivement le périmètre.
Notre livre blanc détaille cette approche inspirée du principe de Pareto.
Livre blanc
Comment réaliser une cartographie Pareto de votre SI et de votre organisation.
Chaque carte répond à une question différente. Elles gagnent toutefois à s’appuyer sur un même référentiel afin d’éviter les écarts entre les inventaires et les diagrammes.
Elle décrit le portefeuille d’applications et leurs échanges : quelles solutions existent, qui en est responsable et quelles données elles partagent. C’est souvent le point de départ d’une démarche de rationalisation ou de migration.
Elle relie les capacités et les processus métier aux applications qui les soutiennent. Elle permet d’identifier les fonctions couvertes, redondantes, fragiles ou insuffisamment outillées.
Elle représente les infrastructures, les hébergements, les réseaux, les middlewares et les technologies utilisés. Elle sert notamment aux analyses de sécurité, de continuité et d’obsolescence.
Elle montre où résident les données, comment elles circulent et qui peut y accéder. Elle aide à analyser les risques, les flux sensibles et les obligations de gouvernance ou de conformité.
Une cartographie sans objectif finit souvent en inventaire peu utilisé. Migration à préparer, audit à mener ou portefeuille à rationaliser : le cas d’usage détermine le périmètre, le niveau de détail et les premières vues à produire.
Définissez les types d’actifs nécessaires, leurs propriétés et les relations qui permettront de répondre à votre question. Commencez par une structure minimale : un métamodèle peut évoluer à mesure que de nouveaux besoins apparaissent.
Tableurs, exports de CMDB ou inventaires historiques constituent souvent une première matière exploitable. Importez-les, choisissez une clé stable et évitez de ressaisir ce qui existe déjà.
Organisez des ateliers avec les référents applicatifs, métier, sécurité ou infrastructure afin de valider les responsabilités, les flux et les dépendances. Les relations sont ce qui distingue une cartographie d’une simple liste.
Diffusez des vues adaptées aux utilisateurs, désignez des responsables de données et intégrez la cartographie aux décisions courantes. Une carte utilisée régulièrement fait remonter plus vite les erreurs et les informations obsolètes.
Boldo réunit les actifs, leurs relations et les différentes vues du SI dans une même base de connaissances. Vous alimentez le référentiel à partir de l’existant, puis vous adaptez chaque lecture à la question posée.
Chaque actif dispose de ses propriétés, de ses relations, de son historique et de ses contenus associés. Le métamodèle reprend les types d’actifs et les conventions propres à votre organisation.
Importez les fichiers CSV ou XLSX existants, prévisualisez les changements avant validation et utilisez l’API REST lorsque certaines sources doivent être synchronisées régulièrement.
Inventaires, diagrammes, graphiques, cartes imbriquées et dashboards exploitent la même base. Les rôles et les domaines d’accès déterminent qui peut consulter ou modifier chaque périmètre.

Applications, processus, capacités, équipes et technologies restent reliés entre eux. Vous pouvez partir d’un actif, parcourir ses dépendances et identifier les éléments concernés par une évolution.
Lorsqu’une information change, les vues qui l’utilisent s’appuient sur la même donnée mise à jour. Vous passez ainsi de l’inventaire au diagramme ou à l’analyse d’impact sans reconstruire manuellement le contexte.
La simplicité d'usage et le métamodèle flexible de Boldo nous permettent de cartographier le Système d'Information et l'Organisation très rapidement.

Thierry Vercruysse
Consultant Architecture d'Entreprise, Clever Age
Boldo génère un gain de visibilité unique pour piloter notre parc applicatif et nos process métier. Nous avons un socle solide pour faire d'Antibes une vraie Smart City.

Patrick Duverger
DSI, Ville d'Antibes Juan-Les-Pins
Boldo a transformé notre façon de découvrir et cartographier le SI, la gouvernance et les projets de nos clients. Il aligne Direction, Métiers et IT, et nous fait gagner des semaines par mission.
Quentin Sureau
Directeur Conseil · Cartelis · Paris
La même base de connaissances répond à des attentes différentes selon la personne qui la consulte.
Une vision consolidée des actifs, des coûts et des dépendances pour arbitrer, planifier et présenter les décisions à la direction.
Un métamodèle flexible, des relations typées et des diagrammes reliés au référentiel pour analyser les changements et structurer les trajectoires.
Des contextes séparés par client, des imports rapides et une base que le client peut continuer à consulter et à enrichir après la restitution.
Notre équipe vous aide à cadrer le périmètre, reprendre les données disponibles et construire les premières vues. Le service s’adapte à la taille du SI et aux objectifs de la démarche.
Des formations adaptées aux lecteurs, éditeurs et administrateurs permettent de structurer la contribution et la gouvernance de la cartographie. Elles sont éligibles au financement OPCO.
La durée dépend du périmètre, de la qualité des données existantes et du niveau de détail recherché. Une première cartographie exploitable peut être obtenue en quelques semaines lorsqu’elle se concentre sur un cas d’usage précis et sur les actifs les plus critiques.
Une démarche exhaustive prend davantage de temps et risque de produire des informations déjà obsolètes avant la première publication.
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