L'IA pour l'architecte d'entreprise d'aujourd'hui

Retour sur l'intervention de Boldo au Club Urba-EA, atelier de travail du 28 mai 2026.
Une session de travail au cœur de la communauté EA française
Le 28 mai dernier, l'équipe Boldo était invitée à intervenir devant le Club Urba-EA, l'association de référence des architectes d'entreprise en France. Active depuis plus de vingt ans, l'association réunit 75 entreprises adhérentes et plus de 150 membres autour d'une raison d'être que nous partageons pleinement : « Grandir ensemble pour mieux transformer ».
L'atelier ne s'inscrivait pas dans une logique de démonstration commerciale, mais dans un format propre au Club : une session de travail collective, pensée pour échanger, partager les expériences et capitaliser les savoir-faire. Le thème du jour, brûlant d'actualité : l'apport concret de l'IA dans les activités d'architecture d'entreprise.
L'occasion était trop belle pour rester dans la théorie. Alors nous avons posé une conviction simple, presque provocatrice : l'IA pour l'architecte n'est pas un sujet de prospective. C'est un sujet d'aujourd'hui.
Le mindset Boldo : un métamodèle qui épouse le modèle mental de l'entreprise
Avant de parler IA, il faut parler fondations. Et chez Boldo, la fondation tient en une idée : l'outil doit s'adapter à l'organisation, jamais l'inverse.
Trop de plateformes d'architecture imposent un formalisme rigide. ArchiMate partout, BPMN pour tout, un cadre unique censé convenir à toutes les organisations. Notre conviction est à l'opposé : one size fits none. L'architecte doit d'abord se préoccuper de communiquer avec ses collaborateurs métiers, pas de dialoguer entre pairs dans une tour d'ivoire méthodologique.
C'est pour cela que Boldo repose sur un métamodèle flexible et personnalisable, capable d'épouser le modèle mental propre à chaque entreprise. Concrètement, l'architecte construit son propre langage : ses couches, ses objets, ses propriétés, ses relations.
Et ce métamodèle n'est pas posé sur n'importe quel socle. Le cœur technologique de Boldo, c'est un éditeur de métamodèle en graphe, structuré sur Neo4j. Ce choix n'a rien d'anecdotique, il sert directement l'ambition IA :
- Profondeur des parcours de relations pour explorer l'architecture en profondeur.
- Vitesse des calculs d'impact pour répondre vite aux questions concrètes.
- Nativité avec les LLM via le GraphRAG, parce qu'un graphe bien structuré est le terrain de jeu idéal pour une IA contextualisée.
Là où le graphe apporte la richesse relationnelle, la structuration apporte l'intégrité des données, la finesse de gestion des droits, les workflows et l'historisation. Le meilleur des deux mondes, au service de l'analyse.
L'IA pour l'EA : un copilote, pas un remplaçant
Le message que nous avons tenu à faire passer devant le Club est clair : l'IA ne remplace pas l'architecte, elle l'augmente. Nous parlons de copilote de l'architecte, présent sur toute la chaîne de valeur.
Boldo propose trois modes d'intégration complémentaires, pensés pour s'adapter aux contraintes de chaque organisation :
- L'IA by Boldo, avec un modèle open source hébergé sur Scaleway, pour rester pleinement souverain.
- L'IA client (Bring Your Own Key), qui permet de brancher sa propre clé Claude, GPT ou Mistral.
- Le protocole MCP, pour interroger Boldo depuis un portail LLM externe et croiser les données d'architecture avec le reste du SI (CMDB, Jira, data catalogue).
Le chatbot et les premiers agents sortent officiellement en juin 2026, et le protocole MCP suivra en juillet. Deux avantages structurants reviennent en permanence dans nos échanges avec les architectes : la souveraineté des données et la maîtrise des coûts de l'IA.
Des cas d'usage concrets, démontrés en séance
L'atelier ne serait pas un atelier du Club Urba sans du concret. Nous avons donc déroulé en direct plusieurs cas d'usage de l'IA dans Boldo.
Création de vues et de tableaux de bord. À partir d'un prompt parfois volontairement vague, l'IA construit une carte imbriquée de gouvernance de la donnée, ou compose un tableau de bord RSSI complet : camembert des applications par criticité, radar d'obsolescence par fournisseur, cartographie des risques en impact × probabilité.
Enrichissement automatique du référentiel. L'IA complète en masse les propriétés et les relations des actifs, et propose de l'autocomplétion sur les fiches. De quoi accélérer drastiquement la mise à jour de la cartographie, un point de douleur universel chez les architectes.
Explication de l'architecture en langage naturel. L'IA parcourt le graphe et explique l'architecture autour du CRM, identifie les points chauds, et restitue une matrice de priorisation actionnable.
Analyse de cas d'usage avancés. L'exemple phare : l'analyse du risque d'obsolescence technologique. L'IA détecte que seules quelques technologies du référentiel ont une date de fin renseignée, pointe le trou de gouvernance, identifie la dette technique côté applicatif et propose directement les vues et livrables à produire pour combler l'angle mort.
Le fil rouge de tous ces cas d'usage : la qualité du métamodèle conditionne la qualité de l'IA. Garbage in, garbage out. Plus le contexte métier et technique est bien documenté, plus l'IA devient un partenaire fiable.
Un retour d'expérience qui complète le tableau
La session s'est enrichie du témoignage d'un consultant indépendant et responsable du Core Data Model dans un grand groupe de santé à domicile. Son retour sur l'usage de Notebook LM, outil de type RAG, pour gérer un corpus d'environ 90 documents métier, a illustré une réalité partagée : la difficulté de suivre les décisions et d'aligner les équipes sur des programmes multiples. Une preuve de plus que la valeur de l'IA naît du croisement entre recherche documentaire et génération contextualisée.
Souveraineté et indépendance, en filigrane de tous les échanges
Sans surprise dans une assemblée d'architectes de grands groupes, la souveraineté des données a traversé l'ensemble de la discussion. Boldo y répond par construction : capital 100 % européen dont 99 % français, gouvernance assurée par les fondateurs, données hébergées en France chez Scaleway, conformité RGPD, et une interopérabilité sans verrou propriétaire garantissant la réversibilité intégrale des données modélisées.
C'est aussi ce positionnement qui nous a valu d'être élus, en avril 2026, numéro un du classement G2 des solutions d'architecture d'entreprise les mieux notées par leurs utilisateurs, devant les acteurs historiques du marché, en particulier sur la simplicité d'usage.
Et maintenant ?
L'IA pour l'architecte d'entreprise n'est plus une promesse. Le chatbot Boldo sort en juin, le MCP en juillet, et la feuille de route se poursuit avec les agents autonomes et le copilote de projection d'architecture « Jarvis ».
Le projet IA du Club Urba-EA, lui, continue, avec un prochain atelier le 30 juin et un appel à témoignages, formels ou informels, pour partager les premières expériences terrain.
Un grand merci au Club Urba-EA pour son accueil et la qualité des échanges. Parce qu'au fond, c'est exactement notre conviction : grandir ensemble pour mieux transformer.
Envie d'échanger sur vos propres cas d'usage de l'IA en architecture d'entreprise ? Écrivez-nous à contact@boldo.io ou retrouvez-nous sur boldo.io.

